Fridayy, ou un mercredi glorieux.

1/26/2024

Ce mercredi 24 janvier, l’artiste états-unien Fridayy a posé ses bagages dans la capitale française pour un concert au Trabendo. Francis Leblanc de son vrai nom, fils de pasteur et nominé trois fois aux Grammy en 2023, rencontre pour la première fois le public parisien et français dans un sens plus large.

Initialement prévu à la salle La Place du côté du quartier des Halles, c’est finalement au Trabendo que l’artiste d’origine haïtienne a finalement régalé ses fans. Passant pour l’occasion d’une salle de 400 personnes, remplie en quelques minutes, à une salle de 900 personnes, remplie tout aussi rapidement.
Le public, majoritairement féminin, s’était donné rendez-vous dans la file d’attente dès dix-huit heures, si ce n’est un peu plus tôt. Chacun avait sorti sa plus belle tenue sans non plus en faire trop. Un esprit de camaraderie et de bienveillance régnait aussi bien dans la queue que dans la salle, encore vide de spectateurs à notre arrivée. Dix-neuf heures passées de quinze minutes, la barrière s’ouvre enfin. Les premiers spectateurs peuvent enfin montrer fièrement leur billet et prendre place pour ce moment d’histoire.
Pendant que certains révisent encore, d’autres profitent du fait que tout le monde ne soit pas encore entré dans la salle pour prendre leurs meilleurs clichés et garder un souvenir intarissable de ce concert.

Il est vingt-heures lorsque Nana Fofie, la jeune femme ghanéenne de 28 ans, tout de blanc vêtue, fait son apparition en compagnie de deux autres chanteuses, Elique Curiel, la chanteuse fraichement diplômée de médecine, ainsi que Danette Powell.

Mais qui est Nana Fofie en réalité ? Une artiste originaire du Ghana, qui s’est construite musicalement au travers des plus grandes chansons ghanéennes et aussi et surtout, via l’héritage musical de son père. Elle cumule 162.7 K d’abonnés et deux millions de « J’aime » sur TikTok, 141 K d’abonnés sur YouTube et 303 918 auditeurs mensuels seulement sur Spotify. En septembre 2023, Nana Fofie a sorti un EP intitulé Life is better now qui inclut le morceau phare Sellings Dreams. Si pour beaucoup, elle a été une découverte, les plus aguerris la connaissaient déjà et lui donnaient tout le soutien et l’amour qu’elle méritait. Nous avons eu droit à une artiste éblouissante par sa tenue, son charisme sur scène, sa présence et prestance à chaque instant de sa prestation, mais notamment heureuse d’être là. Sentiments absolument partagés, selon toute vraisemblance, par les deux chanteuses, absolument talentueuses qui l’accompagnaient.
En d’autres termes, nous avons eu droit à une première partie de grande qualité.

S’est ensuivi un entracte d’environ trente minutes avec les plus gros sons du moment mixés par DJ Aye Boogie, le DJ officiel de Fridayy. La salle était désormais prête à accueillir le nouveau prince de Philadelphie, ce qui ne tarda pas à arriver puisqu’à 21 h 15, Fridayy fit son entrée. Une entrée pleine d’émotions puisque, quelques minutes avant de monter sur scène, il a posté un message sur son compte Instagram, à la mémoire de son beau-père disparu le jour même.

« Je pensais annuler le reste des spectacles, mais je sais que ce n’est pas ce que tu voudrais que je fasse. Veilles sur moi ici à Paris ce soir, je t’aime » pouvait-on lire juste avant de voir l’artiste.
Quelle autre chanson pouvait mieux l’accueillir que la chanson « Came too far » qui ouvre son album intitulé modestement Fridayy.
En tout, une dizaine chansons ont été jouées, certaines répétées, parmi elles, Empty stomach, MOYL, Know the truth, God sent, Blessings, Don’t give up on me, Church on Sunday ou encore Don’t give it away.

Accompagné de son bassiste et de son batteur, Fridayy a su conquérir le public parisien qui a assurément passé un bon moment.

Bien que l’on soit mercredi, c’était bel et bien sa soirée, malgré l'événement tragique qu’il traverse avec sa famille.

Toutefois, nous pouvons l’assurer sans aucune crainte, la prochaine date est attendue. À la fois par celles et ceux qui étaient présents au Trabendo, par ceux qui n’ont pas pu venir, mais aussi par ceux qui vont le découvrir après.

Quoi qu’il en soit, TRUSTMAG, sera de la partie !